Infections transmissibles par transplantation

Prévenir les infections causées par la transplantation grâce à la surveillance

 

Les transplantations d'organes ainsi que les greffes de cellules ou de tissus sont souvent le seul traitement à certaines maladies ou états de santé. Les transplantations permettent de sauver et de prolonger la vie des patients ou d'améliorer considérablement leur qualité de vie. Les complications dues aux infections sont la principale cause de morbidité et de mortalité après transplantation d'organe.Il peut s’agir d’infections opportunistes provoquées par traitement immunosuppresseur du receveur ainsi que d’infections transmises par le donneur.

 

Alors que les complications liées au rejet d'organes sont maîtrisées grâce à des agents immunosuppresseurs, les infections dérivées du donneur et du receveur sont toujours à la hausse en raison de la sensibilité des patients.1 Les principales infections transmises par transplantation sont dues à des virus, tels que le cytomégalovirus (CMV), le virus BK (BKV), le virus d’Epstein-Barr (EBV), le virus Herpes Simplex (HSV) et l'adénovirus humain (hADV). Des infections bactériennes peuvent également être transmises, notamment par le biais des mycobactéries et des champignons. Les infections à CMV contractées par les receveurs affectent environ 60 à 100 % des adultes ce qui en fait l'une des principales sources d’infections transmissibles par transplantation.2 L'adénovirus est également une cause importante d'infections et de complications chez les patients ayant subi une greffe de cellules souches et chez ceux ayant reçu une greffe d'organe solide.  Chez les patients immunodéprimés, en particulier chez les enfants, l'adénovirus latent peut être réactivé et facilite donc les infections ainsi que la perte du greffon, entraînant alors une morbidité et une mortalité élevées.3

Transplantations en 2018
statistiques sur les transplantations

http://www.transplant-observatory.org/ 4  Dernière visite : Janvier 2021.

Des tests de diagnostic in vitro fiables jouent un rôle clé dans la sécurité des transplantations. Divers tests peuvent être effectués avant et après la transplantation.

 

Avant la transplantation : des tests sérologiques sont couramment utilisés pour caractériser les donneurs, les organes, les tissus et les receveurs, afin de détecter la présence d'infections actives ou anciennes


Après la transplantation : des tests moléculaires ou NAT sont couramment effectués pour tester et surveiller les receveurs, pendant et après le traitement

 

Roche développe une gamme complète de tests sérologiques et moléculaires pour faciliter la surveillance médicale des donneurs et des receveurs.

Références

 

  1. Fishman JA. Infection in solid-organ transplant recipients. The new England J of Medicine. 2007;357:2601-2614.

  2. Ghady H, Singh N. Viral infections in solid organ transplant recipients: novel updates and a review of the classics. Curr. Opinion in Infectious Diseases. 2017; 30;6:579-588.

  3. Florescu et al. Adenovirus in solid organ transplant recipients: Guidelines from the American Society of Transplantation Infectious Diseases Community of Practice. The J of Clinical and Translational Research. 2019. https://doi.org/10.1111/ctr.13527

  4. http://www.transplant-observatory.org/ Last visited: janvier 2021.