Métabolisme osseux

Le tissu osseux et le métabolisme phosphocalcique

 

L'os est un tissu vivant, qui est en permanence le siège d'un renouvellement physiologique appelé remodelage osseux. Ce processus de remodelage osseux est nécessaire au maintien de l’homéostasie phosphocalcique et à la préservation de l’intégrité du squelette. Il est constitué de cycles alternant une phase initiale de destruction osseuse ou « résorption », sous l'action de cellules spécifiques appelées ostéoclastes, suivi d’une phase de formation osseuse, sous l'action des ostéoblastes. La « balance osseuse » est à l’équilibre lorsque la quantité d'os détruite est compensée par une quantité équivalente d'os nouvellement formé. En règle générale, le pic de masse osseuse, modulé par des facteurs génétiques et environnementaux, est maximal vers l’âge de 20 - 30 ans et se maintient jusqu’à 45 - 50 ans. A la ménopause, toute carence nutritionnelle franche entravant le métabolisme osseux, telles celles en calcium, en protéines, ou en vitamine D, contribue au développement d'une ostéoporose.

L'os est constitué d'une matrice protéique (à majorité collagénique), rigidifiée par les cristaux d'hydroxyapatite constitués par les ions calcium et phosphates. A lui seul, l'os concentre 99 % des réserves calciques (soit 1,2 kg) de l'organisme. Le calcium joue un rôle fondamental dans de nombreuses fonctions cellulaires et tissulaires (coagulation, contraction musculaire, conduction de l'influx nerveux, excitation myocardique, cofacteur enzymatique...), à tel point que tout est mis en œuvre par l'organisme pour assurer une parfaite homéostasie de la calcémie ionisée, laquelle constitue le juste reflet de la forme biologiquement active de la calcémie.

Toute baisse en apports calciques alimentaires force l'organisme à puiser dans ses réserves osseuses pour faire revenir la calcémie ionisée à la normale, au risque de déséquilibrer la balance osseuse et de favoriser une perte osseuse.

La calcémie est principalement régulée par la vitamine D et la parathormone. La vitamine D a une origine double, essentiellement endogène (synthétisée par les cellules cutanées sous l'action des rayons ultraviolets) et accessoirement exogène, alimentaire. 

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L'ostéoporose

L’ostéoporose est une maladie silencieuse et indolore. La douleur n’apparaît qu’au moment d’une complication qui peut révéler la maladie : la fracture. On appelle fracture ostéoporotique (ou par fragilité osseuse) une fracture survenue spontanément ou pour un traumatisme de faible énergie (c’est-à-dire inférieur ou égal à l’énergie d’une chute de sa hauteur à l’arrêt ou à la marche). Les fractures ostéoporotiques doivent être différenciées des fractures traumatiques ou pathologiques. Elles peuvent donc être consécutives à un faux mouvement, un effort de toux ou un traumatisme minime : chute de sa hauteur, chute de la position assise ou allongée sur un lit de moins d’un mètre de hauteur ou encore une chute après avoir manqué une à trois marches d’escalier.

Les fractures caractéristiques de l’ostéoporose sont les fractures vertébrales (anciennement appelées tassements vertébraux, terme qui ne devrait plus être employé), de l’extrémité supérieure du fémur (encore appelées fractures de la hanche) et de l’extrémité distale de l’avant-bras (encore appelées fractures du poignet), dont la plus fréquente est la fracture de Pouteau-Colles. L’incidence des fractures augmente de façon exponentielle à partir de 50 ans.

Certaines fractures ostéoporotiques sont à considérer comme sévères du fait de leurs conséquences néfastes sur la mortalité des malades dans les années suivant leurs survenues. Il s’agit des fractures de l’extrémité supérieure du fémur, de vertèbre, du bassin, du fémur distal, du tibia proximal, de l’extrémité supérieure de l’humérus ou de 3 côtes simultanées.

 

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Conseils hygiéno-diététiques

 

La prévention de l’ostéoporose comprend essentiellement des mesures hygiéno-diététiques visant, durant les deux premières décennies de la vie à obtenir la constitution d’une masse osseuse aussi importante que possible, puis à lutter contre les facteurs de risque de perte osseuse modifiables pour préserver ce capital acquis et prévenir l'ostéoporose.

Les principales mesures hygiéno-diététiques recommandées sont l'éviction des toxiques osseux (alcool et tabac), des apports alimentaires suffisants en calcium, en vitamine D et en protéines animales, une exposition solaire adéquate (jardinage, promenades en plein air...), l'exercice physique.

Cependant, ce traitement ne doit jamais faire négliger la prévention des chutes : correction de l’acuité visuelle, traitement d’éventuels troubles neuromusculaires ou orthopédiques, action sur l’environnement domestique du patient, précautions particulières avec les traitements antihypertenseurs ou ceux pouvant altérer la vigilance (tels que les somnifères ou les autres psychotropes), et d’une manière générale, lutte contre la polymédication.

Traitements médicamenteux

 

Les traitements de l’ostéoporose sont classés en fonction de leur mécanisme sur les deux composantes du remodelage osseux. On distingue donc les inhibiteurs de la résorption osseuse et les agents anaboliques osseux. Les inhibiteurs de la résorption actuellement disponibles sont les bisphosphonates, les SERM (modulateurs sélectifs des récepteurs aux estrogènes) et bientôt le dénosumab. Les seuls agents anaboliques actuellement disponibles en France sont le tériparatide (parathormone recombinante humaine PTH 1-34) et le ranélate de strontium (RS). Pour ce dernier, il s’agit d’un composé chimique qui a la propriété d’augmenter la formation osseuse tout en diminuant la résorption osseuse, on parle d’agent découplant positif. Les niveaux de preuve d’efficacité obtenus pour l’ensemble de ces médicaments, selon les critères de la médecine basée sur les preuves, sont très élevés : ils reposent sur des études de grande envergure et sur des critères de jugement cliniques indiscutables : les fractures ostéoporotiques.

La plupart des bisphosphonates (alendronate, risédronate, acide zolédronique), le dénosumab et le ranélate de strontium sont efficaces pour augmenter la densité minérale osseuse ainsi que dans la prévention des fractures vertébrales ou non vertébrales, et en particulier de la hanche, bien que ces dernières aient moins fait l’objet d’études de phase III de grande ampleur. Pour la prévention de fractures de la hanche, tous les essais cliniques randomisés menés avec l’alendronate, le risédronate, l’acide zolédronique ou le ranélate de strontium ont montré leur efficacité, tout particulièrement chez les femmes ayant un risque accru de fracture de la hanche lié à une densité osseuse faible au fémur.

Le test Elecsys Vitamin D total III est un test de liaison pour la détermination quantitative in vitro de la 25‑hydroxyvitamine D totale dans le sérum et le plasma humains. Ce test est à utiliser comme une aide à l’évaluation d’un apport suffisant en vitamine D. Ce test de liaison par électrochimiluminescence est prévu pour être utilisé sur les systèmes d’immunoanalyse cobas e.
Dispositif médical de diagnostic in vitro. Classe B ‑ CE 0123
Fabricant : Roche Diagnostics GmbH (Allemagne) / Distributeur : Roche diagnostics France
Lire attentivement les instructions figurant dans les fiches techniques

MC-FR-01963 - Etabli : 03-2024

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