La toxoplasmose est une infection relativement courante provoquée par le parasite protozoaire Toxoplasma gondii.
L’infection est principalement contractée par ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par des ovocytes matures se trouvant dans les excréments de chat ou par de la viande insuffisamment cuite contenant des kystes tissulaires.1-4 La toxoplasmose peut être également transmise par une mère à son fœtus si elle est contractée pendant ou juste avant la grossesse, ou par une transplantation d'organe ou une transfusion de sang provenant d'un donneur infecté.4
La phase aiguë de la primo-infection est le plus souvent légère, voire asymptomatique chez les sujets sains, et suivie d’une latence qui persiste à vie.3,4 La réactivation d’une toxoplasmose latente du fait d’une immunosuppression (par exemple, chez les receveurs de greffe, les patients atteints de cancer ou infectés par le VIH) peut être associée à une morbi‑mortalité élevée.3,4 La réactivation de l'infection chez les hôtes immunodéprimés conduit fréquemment à des lésions cérébrales, surtout à un stade avancé de l'immunodépression induite par le VIH.3-5
Une primo-infection toxoplasmique survenant en cours de grossesse peut provoquer de graves lésions chez le fœtus, le parasite pouvant être transmis par voie placentaire.3,6 La majorité des nouveau‑nés atteints d'infection congénitale ne présentent aucun symptôme clinique à la naissance mais pourront développer des séquelles, plus ou moins graves, plus tard au cours de leur vie (choriorétinite, handicap mental et psychomoteur, troubles visuels et auditifs, perte de l'audition, etc.).3,6,7,8 Le taux d’infection fœtale augmente avec l’âge gestationnel mais le risque de manifestations cliniques graves est plus élevé si la mère est contaminée en début de grossesse.3,6-8
Un traitement médicamenteux précoce en cas d’infection aiguë au cours de la grossesse peut empêcher l’apparition de lésions congénitales ou diminuer la sévérité des manifestations cliniques.6,7
La toxoplasmose est communément diagnostiquée après la détection d’anticorps IgG et IgM anti‑toxoplasmiques.3,4,9
La détermination des IgG anti‑toxoplasmiques permet d'évaluer le statut sérologique d'un sujet et leur présence témoigne d'une infection latente ou aiguë.4,9
La détection d'IgM anti‑toxoplasmiques indique principalement la présence d’une infection toxoplasmique aiguë ou récente.3,4,9
Le diagnostic de l’infection aiguë acquise au cours de la grossesse est établi par une séroconversion ou par une augmentation significative des titres d’anticorps (IgG et/ou IgM) dans des échantillons de différentes séries.8,9